La Ministre belge de l’Asile et de la Migration, Anneleen Van Bossuyt, effectue une visite en République démocratique du Congo. Cette visite s’inscrit dans le contexte d’une augmentation marquée des demandes de protection internationale introduites par des ressortissants congolais en Belgique au cours des dernières années. La mission vise à décourager les demandes de protection jugées non fondées, à lutter contre le recours abusif aux procédures de visa, à contrer la fraude documentaire et les messages trompeurs des passeurs, ainsi qu’à renforcer la coopération en matière de retour et la lutte contre l’immigration irrégulière. 

Les autorités judiciaires et les services répressifs belges ont contribué à une opération visant un réseau criminel fournissant des petites embarcations utilisées pour des traversées de migrants. Quatre suspects de haut niveau ont été arrêtés en Allemagne et devraient être extradés vers la Belgique afin d’y être poursuivis à Bruges. Des perquisitions menées en Allemagne et en Belgique ont permis la saisie d’embarcations, de moteurs, de gilets de sauvetage, d’argent liquide et d’autres équipements utilisés dans les activités de trafic.

Le 24 mars 2026, Europol a lancé le Centre européen de lutte contre le trafic de migrants (ECAMS) à La Haye. Le centre vise à renforcer la réponse de l’Union européenne face aux réseaux de trafic de migrants. Il met l’accent sur des enquêtes fondées sur le renseignement, l’analyse de données et les enquêtes financières. Cette initiative s’inscrit dans la continuité de plus d’une décennie de travail opérationnel, notamment avec le Centre européen de lutte contre le trafic de migrants créé en 2016, qui a soutenu les États membres dans la conduite d’arrestations, le démantèlement de réseaux et la coordination d’opérations conjointes.

Les autorités belges ont signalé une nette augmentation des tentatives de trafic de migrants le long de la côte belge ces dernières semaines, ce qui a conduit à un renforcement des actions des forces de l’ordre et à des efforts pour intensifier la coopération internationale. Les polices locale et fédérale ont accru les patrouilles et les interpellations dans le cadre d’une réponse plus large à ce phénomène, tandis que la Belgique et le Royaume‑Uni cherchent à approfondir leur collaboration pour traiter la dimension transfrontalière.

Myria a publié sa première cartographie complète des données chiffrées sur les mineurs victimes de traite et de formes aggravées de trafic d’êtres humains en Belgique. Le rapport vise à fournir une base statistique plus claire pour comprendre la situation des mineurs à risque, tout en mettant en évidence les lacunes structurelles dans les pratiques actuelles de collecte et de partage des données.

Child Focus et Payoke ont signé un protocole de collaboration visant à mieux détecter, soutenir et protéger les mineurs victimes d’exploitation sexuelle. L’accord prévoit des points de contact fixes, une coordination plus rapide pour les dossiers urgents et des réorientations adaptées, afin de garantir que les victimes reçoivent l’aide appropriée sans avoir à raconter plusieurs fois leur histoire.

La Commission européenne a lancé une nouvelle campagne de sensibilisation à l’échelle de l’UE pour lutter contre la traite des êtres humains. Sous le slogan « Mettre fin à la traite des êtres humains. Briser la chaîne invisible », l’initiative vise à rendre ce crime souvent caché plus visible pour le grand public. Environ 10.000 victimes sont identifiées chaque année dans l’Union européenne, tandis que de nombreux autres cas restent non détectés. La campagne invite les citoyens à reconnaître les signes d’exploitation, à signaler toute situation préoccupante et à contribuer à soutenir les victimes.

Du 3 au 7 novembre 2025, le Groupe d’experts sur la lutte contre la traite des êtres humains (GRETA) a effectué une visite d’évaluation en Belgique dans le cadre du quatrième cycle de suivi de la mise en œuvre de la Convention sur la lutte contre la traite des êtres humains. L’évaluation se concentre sur les vulnérabilités à la traite, les mesures prises pour les prévenir et les détecter, le soutien aux victimes et la sanction des auteurs, en accordant une attention particulière au rôle des technologies de l’information et de la communication.

Ce 20 octobre 2025, environ 200 acteurs belges et partenaires européens se sont réunis pour marquer trente ans de lutte contre la traite des êtres humains en Belgique, mettant en évidence à la fois la force d’un système multidisciplinaire et spécialisé, fondé sur la collaboration et le partage d’informations, et les défis persistants, tels que le manque de moyens, les difficultés de dédommagement des victimes, la protection des mineurs et l’adaptation aux nouvelles formes de traite.

Du 13 au 18 octobre, PAG-ASA organise une série d’activités à Bruxelles dans le cadre de la semaine de sensibilisation à la traite des êtres humains. Ces événements visent à sensibiliser le public à la traite des êtres humains, à ses conséquences sur les victimes, ainsi qu’au cadre de protection mis en place en Belgique. Les activités comprennent des expositions, des projections de films et des formations professionnelles. Le REM Belgique a assisté à l’une des projections de films, réfléchissant aux formes d’exploitation par le travail et aux défis liés à l’accompagnement et à la défense des droits des victimes.

Plus de 70 spécialistes issus de 26 pays ont participé à un hackathon soutenu par Europol, visant à détecter les activités en ligne liées à la traite des êtres humains. L’opération, dirigée par les Pays-Bas avec le soutien de l’Allemagne et du Royaume-Uni, a permis d’identifier plus de 30 victimes potentielles et plus de 30 auteurs présumés. Les autorités belges ont également pris part à cette quatrième édition du hackathon EMPACT sur la traite des êtres humains, qui ciblait à la fois l’exploitation sexuelle et l’exploitation par le travail en ligne.

Les Ministres belges de la Justice et de l’Asile et de la Migration, Annelies Verlinden et Anneleen Van Bossuyt, ont effectué une visite en Albanie et au Kosovo du 6 au 8 octobre 2025. Leurs discussions ont porté sur la gestion de la migration, la surpopulation carcérale et la coopération bilatérale en matière de justice et de sécurité. Les rencontres ont impliqué les autorités nationales et ont mis en évidence la collaboration continue entre la Belgique et ces deux pays.

Ce 2 octobre 2025, le REM France a réuni de nombreux acteurs français et européens afin de faire le point sur la lutte contre la traite des êtres humains aux niveaux national et européen. Cette journée a notamment permis d’identifier de nouvelles formes de traite et d’examiner les outils de coopération internationale, tels que les partenariats opérationnels conjoints ou les actions coordonnées dans le cadre d’EMPACT.

La présidence du Conseil et les négociateurs du Parlement européen sont parvenus à un accord provisoire visant à renforcer le rôle d’Europol dans le soutien aux États Membres contre le trafic de migrants et la traite des êtres humains. Cet accord met l’accent sur l’amélioration du partage d’informations et de la coordination opérationnelle au niveau de l’UE. Un Centre européen contre le trafic de migrants sera créé au sein d’Europol. L’accord doit encore être formellement approuvé par le Conseil et le Parlement européen. 

Au premier semestre 2025, 72 migrants en transit ont été interceptés en Flandre occidentale, soit une baisse significative par rapport aux années précédentes. La plupart étaient originaires d’Éthiopie, tandis que, lors de périodes antérieures, il s’agissait surtout de personnes venant du Soudan, d’Irak et du Vietnam. Les autorités évoquent des mesures de prévention policière et des contrôles transfrontaliers comme principaux facteurs explicatifs.

La Commission européenne a officiellement créé le Réseau pour la prévention des abus sexuels sur les enfants. Ce groupe d’experts réunira des décideurs politiques, des praticiens et des chercheurs afin de lutter contre les abus en ligne et hors ligne. Les efforts de prévention visent à protéger les enfants et à prendre en charge les comportements à risque de passage à l’acte. Cette initiative s’inscrit dans le cadre de la stratégie de l’UE pour une lutte plus efficace contre les abus sexuels sur les enfants.

Le « Cœur Bleu » est reconnu comme le symbole international de la lutte contre la traite des êtres humains. Le 28 juillet 2025, la Campagne Cœur Bleu a été lancée à l'Hôtel de Ville de Louvain. Le REM Belgique s'est joint aux autorités locales, aux trois centres spécialisés pour les victimes de la traite des êtres humains, à Myria, à l'ONUDC et à de nombreuses autres parties prenantes à cette occasion. Le thème de cette année est « La traite des êtres humains est un crime organisé – Mettre fin à l'exploitation ».

Le 24 juin 2025, le REM Belgique a participé à une conférence consacrée à la lutte contre la migration irrégulière, organisée sous la présidence polonaise du Conseil de l'Union européenne. Les échanges ont porté sur ce phénomène abordé sous trois angles : le renforcement des frontières extérieures de l’UE pour prévenir les entrées irrégulières, la lutte contre le trafic de migrants afin de démanteler les réseaux criminels, ainsi que l’approche des causes profondes de la migration irrégulière et la promotion d’alternatives sûres et légales.

Trente-huit membres d’un réseau belgo-chinois de traite des êtres humains ont été formellement renvoyés devant le tribunal correctionnel par la chambre du conseil de Gand. Ils font face à plusieurs chefs d’accusation, notamment exploitation sexuelle, traite, proxénétisme, blanchiment d’argent et falsification de documents. Le Centre fédéral Migration, Myria, s’est constitué partie civile dans l’affaire, représentant les intérêts des victimes.

Le 3 juin 2025, la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) a rendu un arrêt clarifiant la portée de l’infraction de facilitation de l’entrée irrégulière dans l’UE. Elle a jugé qu’un ressortissant de pays tiers ne peut pas être pénalement sanctionné pour avoir fait entrer dans un État membre des mineurs dont il a la charge effective, même si cette entrée enfreint les règles en matière de franchissement des frontières. Cette décision souligne l’importance de la protection des responsabilités familiales et des droits fondamentaux dans le cadre du droit de l’Union.

Le 13 mai 2025, les autorités belges ont arrêté six personnes en Flandre occidentale dans le cadre d’une opération internationale coordonnée visant un réseau organisé de passeurs de migrants, soupçonné d’avoir facilité l’entrée irrégulière de quelque 300 ressortissants de pays tiers dans l’Union européenne. Au total, quinze suspects ont été interpellés en Belgique, en Allemagne et en Pologne, à l’occasion d’une série d’actions appuyées par Europol et Eurojust, reposant sur une coopération étroite entre les autorités policières et judiciaires des pays participants.

Le 7 mai 2025, le tribunal de première instance de Flandre occidentale, division de Bruges, a condamné par défaut le ressortissant vietnamien N. Van Kim (34 ans) à douze ans d’emprisonnement et à une amende de 616 000 € pour trafic d’êtres humains dans des circonstances aggravantes. Le tribunal a également prononcé une déchéance de ses droits civils pour une durée de dix ans et a délivré un mandat d’arrêt immédiat à son encontre.

Une opération internationale sans précédent des forces de l'ordre a conduit au démantèlement de Kidflix, l'une des plus grandes plateformes d'exploitation sexuelle des enfants au monde. Avec le soutien d'Europol, les autorités de plus de 35 pays – y compris la Belgique – ont coordonné leurs efforts pour fermer le site et identifier les auteurs. La plateforme comptait près de deux millions d'utilisateurs inscrits et facilitait la distribution de vastes quantités de matériel d'abus sexuel d'enfants.

Plusieurs perquisitions ont été effectuées le 19 mars 2025 par les autorités allemandes, avec le soutien des enquêteurs de la Police fédérale belge et coordonnées par Europol. L'opération visait un réseau criminel basé en Allemagne, facilitant la traversée de la Manche par de petites embarcations. Elle a abouti à 6 arrestations sur ordre judiciaire belge.

Dans une étude récente, le Service de recherche du Parlement européen (EPRS) a recommandé de clarifier le champ d’application des infractions pénales dans la directive relative à l’aide à l’entrée, au transit et au séjour non autorisés dans l’Union afin de garantir que seules les activités impliquant des réseaux criminels organisés soient incluses. Il a également appelé à l’exemption explicite des actions humanitaires menées en accord avec la protection internationale de toute criminalisation.