Dans un effort coordonné pour lutter contre la traite des êtres humains, Europol a organisé une action opérationnelle internationale du 25 au 28 février 2025, réunissant des experts en analyse, OSINT (Open Source Intelligence) et enquêtes de 12 pays, dont la Belgique. L'opération s'est concentrée sur la détection et la perturbation des réseaux de traite des êtres humains opérant en ligne, en particulier ceux exploitant des ressortissants ukrainiens.

Selon un rapport commandé par le gouverneur de Flandre occidentale, 632 migrants en transit ont été interceptés dans la province en 2024, contre moins de 400 en 2023. La part des interceptions dans la province a également augmenté. La Flandre occidentale a représenté environ 70 % de tous les migrants en transit interceptés en Belgique en 2024, contre environ 50 % les années précédentes.

La Commission européenne a publié son cinquième rapport sur les progrès réalisés dans l’UE dans la lutte contre la traite des êtres humains. Le rapport souligne, entre autres, qu’en 2021-2022, la majorité des victimes étaient des citoyens de pays non membres de l’UE (54 %). Cela démontre un changement par rapport à 2019-2020, lorsque la majorité des victimes enregistrées étaient des citoyens de l’UE (55 %).

Lors du Conseil « Justice et Affaires intérieures » du 13 décembre 2024, les États membres se sont mis d’accord sur une proposition visant à rapprocher leurs législations pénales sur des questions telles que la définition et la sanction du trafic de migrants. Le texte sera désormais utilisé par le Conseil dans le cadre des négociations en « trilogue » avec le Parlement européen.

À Londres, le Royaume-Uni, l'Allemagne, la France, les Pays-Bas et la Belgique, en présence de la Commission européenne et de ses agences, Europol et Frontex, ont convenu d'un plan prioritaire en cinq points pour lutter contre la migration irrégulière et le trafic de migrants en 2025. Les principales priorités comprennent le ciblage des flux financiers illicites qui soutiennent les réseaux de passeurs et la lutte contre l'utilisation des médias sociaux par les groupes criminels organisés pour recruter et annoncer des voyages dangereux à travers l'Europe et la Manche.

Un homme soupçonné d'avoir fourni des petits bateaux et des moteurs à des passeurs d'êtres humains actifs en Belgique et dans le nord de la France a été arrêté aux Pays-Bas. Le ressortissant turc de 44 ans risque d'être extradé vers la Belgique pour répondre d'accusations de trafic d'êtres humains dans le cadre des activités d'une organisation criminelle.

De 2014 à 2023, Esperanto a hébergé et accompagné 156 mineurs étrangers victimes de traite d’êtres humains et/ou de trafic aggravé. Selon Myria, qui a analysé les chiffres, un peu plus de la moitié de ces 156 jeunes ont été victimes d’exploitation sexuelle ou ont été contraints de commettre des actes criminels.

À l’occasion de la Journée européenne de lutte contre la traite des êtres humains, le Groupe d'experts sur la lutte contre la traite des êtres humains (GRETA) du Conseil de l’Europe a mis en garde contre le risque accru de traite des êtres humains généré par les politiques d'immigration restrictives et l'absence de prise en compte des vulnérabilités des migrants et des demandeurs d'asile.

Les conditions météorologiques actuelles augmentent le risque que des passeurs envoient des groupes de migrants, y compris des jeunes enfants, en mer dans des canots pneumatiques surchargés, souvent équipés de gilets de sauvetage inadéquats. Pour éviter cela, la zone de police de la côte ouest et la police fédérale demandent une attention particulière aux personnes qui traversent la Manche depuis la côte belge vers le Royaume-Uni dans de petites embarcations.

Bien que ce ne soit pas un phénomène nouveau, l’exploitation des travailleurs employés dans l’industrie des ongles a suscité une attention accrue ces dernières années. De nombreux rapports indiquent que ce secteur est une cible de choix pour la traite des êtres humains et l’exploitation économique.

Un rapport de l’OIM-Harvard montre que près de la moitié des enfants victimes de la traite sont exploités à des fins de travail forcé (principalement des garçons), dans un large éventail de secteurs, comme le travail domestique, la mendicité et l’agriculture. L’exploitation sexuelle, notamment par la prostitution, la pornographie et la servitude sexuelle, est également répandue, touchant 20 % des enfants victimes de la traite, principalement des filles.

Le 30 juillet est la Journée internationale de lutte contre la traite des êtres humains. A cette occasion, le parquet de Halle-Vilvorde, en collaboration avec l'Auditorat du Travail, invite le plus grand nombre à faire preuve de vigilance et à signaler les situations suspectes via la ligne d'assistance belge pour les victimes de la traite des êtres humains ou via le nouveau numéro de téléphone : 078/055.800.

Le 22 juillet 2024, le Ministre de la Justice a officiellement lancé la campagne "Blue Heart" à l'hôtel de ville d'Anvers. Le REM Belgique s'est joint à cette occasion aux autorités locales, aux trois centres spécialisés pour les victimes de la traite des êtres humains, à Myria, au Service d'information et de recherche sociale (SIRS) et à l'OIM. Étant donné qu'une victime de la traite des êtres humains sur trois dans le monde est un enfant, la campagne mondiale de cette année appelle à une action urgente pour mettre fin à la traite des enfants.

Le 14 juillet 2024, la directive révisée de l'UE relative à la lutte contre la traite est entrée en vigueur, avec des règles plus strictes pour lutter contre la traite des êtres humains. La directive révisée introduit une criminalisation plus stricte et fournit des outils plus solides aux autorités publiques pour enquêter et poursuivre les nouvelles formes d'exploitation, y compris celles qui ont lieu en ligne, et garantir une meilleure assistance et un meilleur soutien aux victimes.

Du 20 au 27 avril 2024, la Belgique a participé, avec 30 autres pays, aux journées d'action conjointes de la plateforme pluridisciplinaire européenne contre les menaces criminelles, ciblant la traite des êtres humains à des fins d'exploitation par le travail. Cette action a notamment permis d'identifier 160 auteurs et 334 victimes potentielles et a conduit à l'arrestation de 51 personnes.

Le 27 mai 2024, le Conseil de l'Union européenne a adopté une directive qui inclut notamment de nouvelles formes d'exploitation et considère l'utilisation, en connaissance de cause, du service fourni par une victime de la traite comme une infraction pénale. Elle renforce également les mesures de prévention ainsi que l'aide et l'assistance aux victimes.

Le 23 avril 2024, le Parlement européen a voté en faveur d'une directive révisée concernant la traite des êtres humains. Ce nouveau texte élargit les actions de l’UE contre la traite des êtres humains au-delà de l'exploitation du travail et de l’exploitation sexuelle, et criminalise au niveau européen de nouvelles formes d’exploitation comme le mariage forcé, l’adoption illégale et l’exploitation de la maternité de substitution.

Une opération à grande échelle impliquant les autorités policières et judiciaires de Belgique, de France et d'Allemagne, coordonnée par Europol et Eurojust, a conduit ce jour au démantèlement de l'un des réseaux les plus actifs impliqués dans le trafic illicite de migrants à travers la Manche à bord de petites embarcations.

Des chiffres récents d'Eurostat montrent qu'en 2022, 10 093 victimes de traite des êtres humains ont été enregistrées dans l'Union européenne. Il y avait 8 064 trafiquants présumés et 2 097 trafiquants condamnés. Les statistiques mettent également en lumière la répartition par sexe parmi les trafiquants et les victimes, ainsi que les modèles d'exploitation.

Aujourd'hui, la présidence belge du Conseil et les représentants du Parlement européen sont parvenus à un accord provisoire sur la révision de la directive européenne anti-traite de 2011. De nouvelles règles étaient nécessaires pour mieux répondre à l'évolution des formes et des moyens de la traite des êtres humains et pour lutter plus efficacement contre ce crime.

Lors d'une conférence aujourd'hui, la Commission européenne a proposé une nouvelle législation pour prévenir et lutter contre le trafic de migrants et a également lancé un appel à l'action en faveur d'une alliance mondiale pour lutter contre le trafic de migrants.

À l'occasion de la Journée européenne de lutte contre la traite des êtres humains, la Commission européenne lance une campagne de sensibilisation pour informer les citoyens sur la réalité de ce crime. La Commission européenne invite chaque citoyen à contribuer à la sensibilisation en participant à la campagne « Mettre un terme à la traite des êtres humains. Briser la chaîne invisible ».   

Dans le cadre d'une enquête sur des faits de traite des êtres humains, 30 maisons de prostitution du quartier Nord de Bruxelles ont été mises sous scellés judiciaires. 25 personnes ont fait l’objet d’une arrestation judiciaire et 23 autres ont été privées de liberté administrativement.

Ce 24 juillet, le ministre de la Justice, Mr. Vincent Van Quickenborne, a lancé officiellement la campagne à Liège. Il a inauguré à cette occasion le 078 055 800, le tout nouveau numéro de téléphone unique de la ligne d’assistance belge pour les victimes de la traite des êtres humains.

Avec le slogan « Luttons ensemble contre le trafic d’êtres humains ! Aidez-nous à sauver des vies », la police entend encourager les commerçants vendant du matériel nautique et les citoyens à lui signaler tout achat ou mouvement suspect sur la plage en composant le 112, en utilisant l’app 112 ou au 101 directement.