Les rapports du GRETA mettent en évidence des lacunes importantes dans l’identification et la protection des victimes de la traite
À l’occasion de la Journée européenne de lutte contre la traite des êtres humains, le Groupe d'experts sur la lutte contre la traite des êtres humains (GRETA) du Conseil de l’Europe a mis en garde contre le risque accru de traite des êtres humains généré par les politiques d'immigration restrictives et l'absence de prise en compte des vulnérabilités des migrants et des demandeurs d'asile.
Le suivi par le GRETA de la mise en œuvre de la Convention du Conseil de l’Europe sur la lutte contre la traite des êtres humains a mis en évidence d’importantes lacunes dans l’identification et la protection des victimes de la traite parmi les migrants et les demandeurs d’asile.
Ce 18 octobre 2024, le GRETA rappelle les obligations juridiques inscrites dans la Convention de mettre en place des procédures d'identification adéquates permettant de détecter les victimes de la traite, y compris parmi les migrants et les personnes demandant une protection internationale, et de leur permettre d'exercer leurs droits à l'assistance et à la protection. La Convention reconnaît également l’importance pour les États parties de permettre la migration légale.
« Les États parties à la Convention anti-traite du Conseil de l'Europe doivent respecter leur engagement à lutter contre la traite des êtres humains et veiller à ce que les politiques d'immigration ne portent pas préjudice à l'application des mesures de protection prévues par la Convention », a souligné le Président du GRETA. « Il est crucial que les personnes victimes de traite soient efficacement identifiées et bénéficient d’un soutien, sans condition quant à leur capacité ou leur volonté de coopérer avec les forces de l’ordre. »
Pour plus de détails, veuillez lire la Déclaration du Secrétaire Général à l’occasion de la Journée européenne de lutte contre la traite des êtres humains.