La Flandre occidentale enregistre une forte baisse des migrants en transit interceptés
Au premier semestre 2025, 72 migrants en transit ont été interceptés en Flandre occidentale, soit une baisse significative par rapport aux années précédentes. La plupart étaient originaires d’Éthiopie, tandis que, lors de périodes antérieures, il s’agissait surtout de personnes venant du Soudan, d’Irak et du Vietnam. Les autorités évoquent des mesures de prévention policière et des contrôles transfrontaliers comme principaux facteurs explicatifs.
Le nombre de migrants en transit interceptés en Flandre occidentale a fortement diminué au cours des dernières années. En 2021, 760 personnes avaient été interceptées au premier semestre, contre 382 en 2024 et 72 en 2025. Parallèlement, le nombre de nouvelles enquêtes sur la traite et le trafic d’êtres humains en Flandre occidentale a également reculé, avec sept dossiers ouverts au premier semestre 2025, contre 15 durant la même période en 2024.
Les autorités attribuent cette baisse à plusieurs facteurs. Les mesures de prévention mises en place par la zone de police de la Côte-Ouest ont empêché jusqu’à présent tout départ depuis le territoire belge cette année. En outre, les autorités estiment que les contrôles ciblés mis en place aux frontières de pays voisins tels que l’Allemagne, les Pays-Bas et la France ont contribué à réduire les entrées irrégulières.
Cependant, les autorités signalent un possible changement dans les pratiques françaises d’intervention en mer. Traditionnellement, les autorités françaises n’intervenaient qu’en cas de danger de mort. De récentes discussions, notamment lors du sommet franco-britannique du 14 juillet 2025, ont évoqué la possibilité d’intercepter de petites embarcations jusqu’à 300 mètres au large, même en l’absence de danger immédiat, ce qui pourrait potentiellement influencer les mouvements migratoires le long de la côte belge.
Pour plus d’informations, veuillez consulter (en néerlandais) ce communiqué de presse de Kurt Himpe ou de Zuidwestvlaamse Media.