Question Ad Hoc sur l’éducation et la formation professionnelles des demandeurs et des bénéficiaires de la protection internationale
Cette question ad hoc, qui a contribué à l’élaboration d’une fiche d'information du REM, a permis de recueillir des informations sur la manière dont les États membres et les pays observateurs organisent l’éducation et la formation professionnelles (EFP) pour les demandeurs et les bénéficiaires de la protection internationale. Elle porte sur les structures des programmes, les conditions d’admission, les mesures de soutien, les incitations, les obligations et la reconnaissance des compétences préalables, ainsi que sur les bonnes pratiques et les principaux défis liés à la mise en œuvre de l’EFP.
Contexte:
Le Réseau Européen des Migrations (REM), à la suite d’un vote de son comité de direction, a décidé d’élaborer une fiche d'information sur l’éducation et la formation professionnelles des demandeurs et des bénéficiaires de la protection internationale dans le cadre de son programme de travail 2024. L’objectif de cette fiche d'information était d’identifier la manière dont les pays membres et observateurs du REM mettent en œuvre l’éducation et la formation professionnelles pour soutenir l’intégration des demandeurs et des bénéficiaires de la protection internationale. Afin de recueillir des informations fiables et à jour pour la rédaction de cette fiche d'information, une question ad hoc a été lancée.
États ayant répondu à la question ad hoc:
25 pays membres et observateurs du REM (dont BE) ont fourni une réponse publique à cette question ad hoc.
Résultats:
Une analyse préliminaire des résultats de la question ad hoc montre que :
- La plupart des pays membres du REM, ainsi que la Serbie, permettent aux bénéficiaires de la protection internationale et, dans de nombreux cas, aux demandeurs de protection internationale d’accéder aux programmes ordinaires d’EFP dans les mêmes conditions que les ressortissants. En outre, onze pays ont développé des programmes spécifiques d’EFP pour ces groupes.
- De nombreux pays offrent des incitations ordinaires aux participants à l’EFP, telles que des allocations financières ou une aide au transport, et quelques-uns proposent des incitations supplémentaires et ciblées spécifiquement pour les bénéficiaires et les demandeurs de protection internationale. Par ailleurs, quatre pays accordent des incitations aux employeurs — y compris des subventions, des allègements fiscaux ou des mesures de soutien telles que le mentorat et les services de traduction — afin de les encourager à accueillir ou à embaucher des participants à l’EFP.
- Les bonnes pratiques incluent la collaboration avec le secteur privé, la combinaison des programmes d’EFP avec le travail, la création de guichets uniques pour la prestation de l’EFP, la reconnaissance des acquis antérieurs, l’implication de personnes de soutien et l’utilisation de supports de communication.
- Les contraintes et défis incluent les barrières linguistiques, les difficultés liées à la reconnaissance des acquis antérieurs et le manque de programmes d’EFP adaptés aux bénéficiaires et aux demandeurs de protection internationale.
Pour des informations concises et comparatives, veuillez vous référer à la fiche d'information sur ce sujet. Pour des informations détaillées par pays, veuillez consulter la compilation des réponses ci-dessus.