Éducation et formation professionnelles des demandeurs et bénéficiaires d'une protection internationale (Fiche d'information du REM)
Cette fiche d’information du REM présente un aperçu de la manière dont les pays membres et observateurs du REM facilitent l’accès à l’éducation et à la formation professionnelles (EFP) pour les bénéficiaires et demandeurs d'une protection internationale. Elle passe en revue les procédures existantes, les dispositifs incitatifs visant à encourager l’inscription, ainsi que les principaux défis et bonnes pratiques observés dans les différents pays.
L’intégration durable sur le marché du travail constitue un élément clé de l’inclusion réussie des migrants et contribue de manière importante à la résilience économique de l’Union européenne. L’éducation et la formation professionnelles (EFP) jouent un rôle central dans ce processus, comme le souligne le Plan d’action de l’UE sur l’intégration et l’inclusion 2021–2027, qui insiste sur le fait qu’un apprentissage de haute qualité, axé sur la pratique, peut faciliter l’accès des migrants au marché du travail et renforcer leur intégration à long terme.
Dans cette fiche d’information, l’EFP désignent les programmes conçus pour doter les bénéficiaires et les demandeurs d'une protection internationale des compétences, des connaissances et des savoir-faire pratiques requis sur le marché du travail, incluant à la fois la formation initiale et continue. Ces programmes peuvent contribuer de manière significative à l’égalité des chances et à l’inclusion sociale ; toutefois, l’accès et la participation restent inégaux dans les pays membres et observateurs du REM en raison de barrières persistantes. Cette fiche d’information met donc en lumière la manière dont les pays s’attaquent à ces défis et illustre les pratiques émergentes visant à rendre l’offre de tels programmes plus accessible et efficace.
Les principaux enseignements de cette fiche d’information sont les suivants :
- La plupart des pays membres du REM, ainsi que la Serbie, permettent aux bénéficiaires d'une protection internationale et, dans de nombreux cas, aux demandeurs d'une protection internationale d’accéder aux programmes d’EFP classiques dans les mêmes conditions que les nationaux. De plus, onze pays ont mis en place des programmes d’EFP spécifiques pour ces publics, certains répondant directement à des besoins du marché du travail ou ciblant les jeunes âgés de 16 à 18 ans.
- L’organisation de l’EFP relève généralement des autorités en charge du marché du travail, comme les services publics de l’emploi, les ministères du travail et de l’emploi, ainsi que certains offices spécialisés dans le domaine de l’emploi.
- Quatorze pays reconnaissent les compétences et connaissances préalables de tous les candidats à l’EFP, en appliquant aux bénéficiaires et aux demandeurs d'une protection internationale le même processus d’évaluation que pour les nationaux. La Grèce et l’Italie ont signalé l’existence d’une procédure spécifique pour valider les compétences, connaissances et savoir-faire des bénéficiaires et des demandeurs d'une protection internationale.
- De nombreux pays offrent des incitations générales aux participants à l’EFP, telles que des allocations financières ou des aides au transport, et quelques-uns proposent des mesures supplémentaires spécifiquement destinées aux bénéficiaires et aux demandeurs de protection internationale. Par ailleurs, quatre pays accordent des incitations aux employeurs—sous forme de subventions, d’allègements fiscaux ou de mesures d’accompagnement comme le mentorat et la traduction—pour les encourager à accueillir ou à embaucher des participants à l’EFP.
- En Italie, les bénéficiaires et les demandeurs d'une protection internationale doivent respecter certaines obligations, comme assister à la majorité des heures de formation prévues, tandis que dix pays membres du REM imposent des exigences similaires à tous les participants à l’EFP.
- Dans sept pays, les autorités publiques disposent de données sur le nombre de bénéficiaires et de demandeurs d'une protection internationale ayant participé à des programmes d’EFP.
- Parmi les bonnes pratiques figurent la collaboration avec le secteur privé, la combinaison des programmes d’EFP avec des expériences professionnelles, la création de guichets uniques pour l’offre d’EFP, la reconnaissance des acquis antérieurs, l’implication de personnes de soutien et l’utilisation de supports de communication.
- Parmi les contraintes et défis figurent les barrières linguistiques, les difficultés de reconnaissance des acquis antérieurs et le manque de programmes d’EFP adaptés aux bénéficiaires et aux demandeurs d'une protection internationale.
La fiche d’information complète est jointe ci-dessus. Pour obtenir des informations plus détaillées par pays, veuillez consulter la question ad hoc qui a servi à recueillir les données pour cette fiche d’information.