Question Ad Hoc sur l'accès des enfants migrants à l'éducation
Cette question ad hoc examine comment les pays membres et observateurs du REM soutiennent les enfants migrants en séjour régulier (ressortissants de pays tiers) dans leur adaptation à l’environnement culturel de l’enseignement primaire et secondaire. Elle porte sur les mesures mises en place au niveau national, notamment l’appui linguistique, la formation des enseignants, les initiatives ciblées et l’utilisation d’outils pédagogiques spécifiques. Elle analyse également les défis rencontrés, les bonnes pratiques identifiées, ainsi que le suivi éventuel des performances scolaires des enfants migrants.
Contexte:
Le Plan d'action pour l'intégration et l'inclusion 2021-2027 reconnaît les écoles comme des centres clés pour l'intégration des enfants et de leurs familles. Il souligne la nécessité pour les États membres de l'UE de garantir l'accès des enfants migrants à une éducation de qualité, adaptée à la diversité culturelle et linguistique. Dans ce cadre, plusieurs initiatives ont été lancées au niveau de l'UE pour améliorer l'accès à l'éducation des enfants migrants.
Dans ce contexte, la présente question ad hoc vise à collecter des informations sur les pratiques nationales qui aident les enfants migrants, âgés de 6 à 18 ans, à s'adapter aux différents environnements culturels dans les écoles primaires et secondaires, facilitant ainsi leur accès à l'éducation. L'accent est mis sur les mesures systématiques mises en œuvre au niveau national.
États ayant répondu à la question ad hoc:
26 pays membres et observateurs du REM ont répondu publiquement à cette question ad hoc.
Résultats:
Une analyse préliminaire des résultats de la question ad hoc montre que :
- La grande majorité des pays membres et observateurs du REM mettent en place des mesures de soutien au niveau national pour aider les enfants migrants à s’adapter à l’environnement culturel des écoles primaires et secondaires. La mesure la plus courante est le soutien pour l’apprentissage de la langue locale. Ce soutien linguistique peut être dispensé soit parallèlement aux cours réguliers (ex. AT), soit par le biais de classes préparatoires, de transition ou de consolidation, conçues pour préparer les enfants à l’intégration dans l’enseignement classique (ex. BE). Un soutien psychosocial est également proposé dans plusieurs pays pour aider les enfants migrants à s’adapter à un environnement éducatif différent.
- La majorité des pays membres du REM ayant répondu ainsi que RS prennent des mesures ciblées pour renforcer les compétences interculturelles et psychosociales des enseignants dans le soutien aux enfants migrants. L’intervention la plus courante est la formation des enseignants, suivie de la mise à disposition de matériels pédagogiques spécifiques. Dans plusieurs pays, ces outils et programmes de formation ont été introduits en réponse à l’arrivée des enfants ukrainiens (ex. BG).
- Seuls quelques pays membres du REM surveillent spécifiquement le niveau de performance académique des enfants migrants, en comparant leurs résultats à ceux des enfants natifs. Par exemple, en FI, les enfants migrants participent aux évaluations des résultats d’apprentissage menées par le Centre finlandais d’évaluation de l’éducation (FINEEC), qui mesurent l’atteinte des objectifs fixés dans le programme national de base pour différentes matières, et leurs résultats peuvent être comparés à ceux des enfants natifs.
- Les pays ont identifié plusieurs défis dans le soutien à l’adaptation des enfants migrants à des environnements culturels différents dans les écoles. Ceux-ci incluent, par exemple, les barrières linguistiques, les différences entre les systèmes éducatifs, le manque d’enseignants qualifiés, la concentration d’enfants migrants dans certaines écoles, et l’identification précoce des besoins éducatifs spécifiques.
- Les bonnes pratiques identifiées par les pays répondants concernent principalement les mesures prises pour contrer les défis décrits ci-dessus. FI, MT et PT ont rapporté l’implication active des parents et autres tuteurs dans l’intégration éducative de leurs enfants comme une bonne pratique. EE et LV ont partagé des expériences positives concernant la nomination de bénéficiaires de la protection temporaire (ou d'autres ressortissants de pays tiers en séjour régulier) en tant qu'enseignants ou membres du personnel de soutien.
Pour plus d'informations, veuillez lire l'Inform ci-dessus et pour plus de détails, veuillez consulter la compilation des réponses également disponible ci-dessus.