Migration et coopération au développement (Fiche d'information du REM)
Cette fiche d'information examine les initiatives nationales des pays membres du REM et de la Serbie qui mettent en œuvre le lien migration-développement, au niveau stratégique et opérationnel/programmatique. Elle met en évidence les initiatives financées et/ou mises en œuvre dans le cadre d'une coopération bilatérale ou multilatérale entre ces pays et des partenaires de pays tiers, couvrant les activités de 2019 à 2023.
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Le lien entre migration et développement est de plus en plus important au niveau européen et international, mais une cartographie complète des politiques et initiatives nationales reste largement absente. Cette fiche d’information offre un aperçu complet des approches des pays membres du REM et de la Serbie concernant le lien entre migration et développement, tant au niveau stratégique qu’opérationnel.
Cette fiche d'information montre entre autres que :
- Certains pays mettent en œuvre le lien entre migration et développement au moyen de stratégies spécifiques, tandis que d’autres l’intègrent dans des stratégies plus larges de développement ou de migration. Par exemple, la Belgique, l’Allemagne, la France et l’Italie ont des stratégies spécifiques, tandis que quinze pays membres du REM incluent les liens entre migration et développement dans leurs stratégies nationales de coopération au développement, et dix le font dans leurs stratégies nationales de migration.
- Dans leur travail sur le lien entre migration et développement, les pays membres du REM et la Serbie couvrent un large éventail de domaines thématiques, notamment : la création de perspectives durables dans les pays d'origine et de destination pour s'attaquer aux causes profondes de la migration irrégulière ; l'amélioration des systèmes de gouvernance des migrations dans les pays partenaires ; la création d'opportunités de migration régulière et de mobilité des compétences, y compris dans les contextes régionaux ; le retour volontaire et la réintégration durable ; l'engagement de la diaspora ; et la sensibilisation aux liens entre migration et développement.
- Les programmes mettant en œuvre ce lien ciblent diverses populations, telles que les personnes déplacées, les migrants, les personnes ayant fait l'objet d'un retour et les communautés locales, et impliquent un large éventail de partenaires, notamment des organisations internationales, des ONG, des autorités locales, des universités et le secteur privé.
- Sur le plan géographique, la mise en œuvre du lien migration-développement se concentre principalement sur l’Afrique subsaharienne, en particulier le Sahel et la Corne de l’Afrique. Les autres régions clés comprennent le Moyen-Orient, l’Afrique du Nord, les pays du Partenariat oriental et l’Amérique latine et centrale.
- Pour améliorer la prise de décision et la coordination concernant le lien entre migration et développement, six pays membres du REM ont mis en place des structures de coopération spécifiques, telles que des plateformes communes et des groupes de travail. La coordination est également assurée par des échanges réguliers ou la participation à des plateformes interministérielles plus larges.
- Le financement de ces programmes et initiatives combine souvent des ressources nationales et de l’Union européenne (UE), le financement de la coopération nationale au développement étant la source la plus courante.
- Alors que la plupart des pays membres du REM suivent la mise en œuvre des initiatives liant la migration et le développement par le biais de mécanismes généraux applicables à toutes les initiatives de coopération au développement et/ou de migration, l’Autriche, la Belgique, l’Allemagne, la France et les Pays-Bas disposent de mécanismes spécifiques prévus pour le suivi et l’évaluation de leurs contributions aux niveaux opérationnel et stratégique.
- Plusieurs aspects ont été mis en avant comme étant des bonnes pratiques pour aborder le lien entre migration et développement, notamment une coordination efficace entre les principales parties prenantes, l’inclusion des migrants, des populations de la diaspora et des pays partenaires dans la conception et la mise en œuvre des programmes pertinents, l’élaboration de lignes directrices stratégiques/plans d’action spécifiques et la création d’indicateurs pour mesurer les progrès. Malgré ces efforts, des défis subsistent, tels que les difficultés de coordination, l’accès au financement et les sensibilités politiques.
Pour plus d’informations, veuillez lire la fiche d’information ci-dessus.