Faire face aux menaces et relever les défis (Centre européen de lutte contre le trafic de migrants d'Europol)
Cette publication, intitulée « Faire face aux menaces et relever les défis – La réponse d’Europol au trafic de migrants et à la traite des êtres humains en 2023 et au-delà », examine les derniers développements et les principales menaces en matière de trafic de migrants et de traite des êtres humains (TEH) sur la base des opérations les plus récentes soutenues par Europol. Elle met en évidence les principaux défis posés par le paysage criminel actuel et vise à aider les services répressifs à intensifier la lutte contre les réseaux criminels.
Le rapport met notamment en évidence les conclusions suivantes :
- Les réseaux criminels actifs dans le trafic de migrants et la traite des êtres humains s’engagent dans d’autres domaines criminels pour augmenter leurs profits et faciliter leurs activités. Certaines des enquêtes soutenues par le Centre européen de lutte contre le trafic de migrants ont révélé des liens avec le trafic de drogue ou d’armes à feu, entre autres. Les liens entre le trafic de migrants et le terrorisme restent particulièrement préoccupants, car des éléments terroristes peuvent utiliser les services offerts par les passeurs de migrants pour entrer dans l’UE. En outre, les profits tirés du trafic de migrants peuvent être utilisés pour financer des activités terroristes, ce qui aggrave la menace pour la sécurité de l’UE.
- Les passeurs de migrants sont inventifs et agiles. Ils allouent leurs ressources de manière flexible, changent d’itinéraire et adaptent leurs modes opératoires pour répondre à la demande et aux évolutions extérieures. La guerre d’agression russe contre l’Ukraine a fourni de nouvelles opportunités aux réseaux criminels de traite des êtres humains pour exploiter les personnes vulnérables cherchant refuge dans l’UE. Les passeurs ont rapidement déployé des ressources dans la région et lancé des campagnes en ligne à grande échelle pour faire connaître leurs services et recruter des collaborateurs.
- La coopération entre les réseaux criminels impliqués dans le trafic de migrants et la traite des êtres humains s'étend d'une juridiction à l'autre le long des routes menant à l’UE. Les criminels coopèrent, partagent des ressources et se répartissent les tâches, depuis la gestion du recrutement dans les pays d’origine, l’organisation du transport et de l’hébergement, jusqu’à l’orchestration de l’exploitation des victimes ou la facilitation de la légalisation du séjour dans l’UE.
- Bien que la violence soit intrinsèque à la phase d’exploitation de la traite des êtres humains et non une caractéristique inhérente au trafic de migrants, les passeurs de migrants deviennent visiblement plus violents, tandis que les trafiquants d’êtres humains ont adopté des tactiques plus manipulatrices pour recruter des victimes et maintenir leur obéissance.
- La technologie et l’environnement en ligne font partie intégrante des modèles économiques des réseaux criminels actifs dans le trafic de migrants et la traite des êtres humains. Les criminels s’appuient sur les principales plateformes de médias sociaux pour faire connaître leurs services et recruter des passeurs, des migrants en situation irrégulière et des victimes de la traite des êtres humains. Les applications de messagerie instantanée sont souvent utilisées dans un deuxième temps, pour échanger des informations opérationnelles dans un environnement plus sûr.
Pour plus d’informations, veuillez lire le rapport ci-dessus.