Le REM Belgique contribue à la 8ème Conférence sur la recherche liée à la migration en Autriche
Le 19 septembre 2024, le Point de Contact belge du Réseau Européen des Migrations (REM) a présenté les résultats de sa contribution nationale à la prochaine étude du REM sur l'emploi illégal de ressortissants de pays tiers (2017-2022), dans une perspective comparative avec les contributions nationales du REM Autriche et du REM Italie.
Le 19 septembre 2024, le Point de Contact belge du REM a participé à la 8ème Conférence sur la recherche liée à la migration en Autriche. Organisée par l'Université d'Innsbruck, le thème de cette conférence était "Inégalités mondiales, (Im)mobilités et sociétés de migration : perspectives post-migratoires" et s'adressait aux chercheurs de toutes les disciplines et domaines d'études qui travaillent sur la migration et l'intégration.
Le Point de Contact belge du REM était l'un des trois intervenants, aux côtés des Points de Contact italien et autrichien du REM, pour le panel intitulé : « Emploi illégal de migrants - Une vue comparative des approches des États membres de l'UE en matière de droits, de vulnérabilités et de mesures de protection des travailleurs migrants ». En invitant trois pays (Autriche, Belgique, Italie) qui ont des histoires migratoires et des structures du marché de travail variées, un recours différent à la main-d'œuvre migrante illégale, ainsi que des régimes sociaux et des approches (passées) spécifiques quant à la "gestion" de la migration irrégulière, le panel visait à contribuer à une perspective comparative sur la question. La discussion visait à contribuer à la compréhension des facteurs structurels qui peuvent influencer l'emploi illégal et à la manière dont les tendances et les évolutions actuelles (par exemple, les pénuries de main-d'œuvre, les conséquences de la COVID-19) affectent les situations d'emploi des migrants dans la pratique.
Sur la base des informations collectées pour l'étude du REM sur l'emploi illégal de ressortissants de pays tiers (2017-2022), le Point de Contact belge du REM a pu mettre en évidence quelques points clés, entre autres :
- L'emploi de main-d'œuvre étrangère sans permis de travail valable en Belgique concerne principalement des travailleurs peu qualifiés effectuant des tâches manuelles dans des secteurs tels que le commerce de détail, les garages et les stations de lavage, l'horeca et la construction.
- Une tendance récente en Belgique consiste, pour les employeurs, à recourir à des chaînes de sous-traitance de plus en plus complexes, comme le montre la récente affaire « Borealis » à Anvers. Ces configurations posent des défis lorsqu'il s'agit de garantir que les employeurs soient effectivement sanctionnés et que les droits des travailleurs soient protégés. Des initiatives telles qu'un nouveau décret flamand sur la responsabilité en chaîne, la publication d'informations multilingues sur les droits et obligations liés au travail sur le site internet du Service d'Information et de Recherche Sociale (SIRS) ou l'exploration de données pour identifier les secteurs à haut risque en vue d'enquêtes ciblées peuvent contribuer à relever ce défi.
- Du côté des salariés eux-mêmes, un défi important demeure le manque d’incitations à se manifester, notamment pour les ressortissants de pays tiers en séjour irrégulier sur le territoire. De nombreux mécanismes existent pour permettre aux salariés de déposer plainte contre leur employeur, mais l’accès à l’information et aux moyens de protection reste limité.
Pour en savoir plus sur la contribution belge à ce panel, veuillez visionner la présentation PowerPoint ci-dessous.
Le REM Belgique remercie chaleureusement ses collègues autrichiens et italiens pour leur invitation et leurs discussions fructueuses ! L'étude du REM sur l'emploi illégal de ressortissants de pays tiers (2017-2022), ainsi que l'étude belge sur le même sujet, seront publiées dans les prochaines semaines ici.