La Commission lance le premier cycle annuel de gestion de la migration

La Commission européenne a lancé le premier cycle annuel de gestion de la migration dans le cadre du Pacte sur la Migration et l’Asile. Ce cycle fournit un aperçu annuel de la situation en matière de migration et d’asile dans l’UE et permet d’identifier les pressions sur les États membres. Il comprend le rapport annuel européen sur l’asile et la migration, une décision de la Commission déterminant le niveau de pression migratoire des États membres, ainsi qu’une proposition de réserve de solidarité. 

Le cycle annuel de gestion de la migration est un mécanisme établi par le Pacte pour évaluer chaque année la situation en matière d’asile, de migration et d’accueil dans l’UE. Il permet d’identifier les tendances, de suivre les pressions exercées sur les États membres et de fournir une base pour un soutien coordonné.

Le premier cycle comprend trois documents: 

  • Rapport annuel européen sur l’asile et la migration (juillet 2024 – juin 2025) : Le rapport indique une diminution des franchissements illégaux des frontières, des demandes d’asile et des mouvements secondaires. Les besoins liés à la protection temporaire et l’accueil des personnes déplacées en provenance d’Ukraine sont restés importants. Les déplacements non autorisés au sein de l’UE ont continué de mettre à l’épreuve les capacités d’accueil de plusieurs États membres. Les arrivées par mer ainsi que la militarisation de la migration par la Russie et la Biélorussie ont également été identifiées comme des points préoccupants. Les projections pour 2026 prévoient une nouvelle diminution des arrivées illégales. 
     

  • Décision de la Commission déterminant le niveau de pression migratoire des États membres: La Grèce, Chypre, l’Espagne et l’Italie sont confrontées à une pression migratoire et pourront accéder à la réserve de solidarité. La Belgique, la Bulgarie, l’Allemagne, l’Estonie, l’Irlande, la France, la Croatie, la Lettonie, la Lituanie, les Pays-Bas, la Pologne et la Finlande sont considérées comme étant à risque de pression migratoire et bénéficieront d’un accès prioritaire à la boîte à outils de l'UE en matière de soutien à la migration. La Bulgarie, la République tchèque, l’Estonie, la Croatie, l’Autriche et la Pologne sont confrontées à des pressions cumulées et pourront demander des réductions de leurs contributions à la réserve de solidarité.
     

  • Proposition de réserve de solidarité: La proposition établit le cadre des contributions des États membres, qui peuvent prendre la forme de personnes, de soutien financier ou de mesures alternatives. Les contributions sont coordonnées selon la part équitable de chaque État membre, mais la forme du soutien reste flexible. Le Conseil adoptera formellement la réserve de solidarité une fois que les États membres auront confirmé leurs contributions. 

Le cycle annuel de gestion de la migration fournit un cadre pour l’organisation du soutien dans le cadre du Pacte. L’assistance opérationnelle et technique, le soutien financier et les mécanismes de coordination sont définis par le Pacte, dont l’application complète est prévue pour juin 2026, date à laquelle la réserve de solidarité et les mesures de soutien associées entreront en vigueur.

Pour plus de détails, veuillez consulter le communiqué de presse de la Commission européenne ainsi que la rubrique Questions-Réponses sur le premier cycle annuel de gestion de la migration dans le cadre du Pacte sur la migration et l’asile.