La Belgique s’engage à verser une contribution financière à la réserve annuelle de solidarité de l’UE pour 2026
Le Conseil de l’Union européenne a officiellement adopté la réserve annuelle de solidarité pour 2026 dans le cadre du Pacte européen sur la Migration et l’Asile. Ce mécanisme vise à soutenir les États membres confrontés à une pression migratoire, par la relocalisation, les contributions financières et les mesures alternatives de solidarité. La Belgique s’est engagée à verser environ 12,9 millions d’euros au fonds.
Le 8 décembre 2025, les ministres de l’Intérieur de l’UE ont conclu un accord politique sur la réserve de solidarité pour 2026, fixant des objectifs contraignants de 21.000 relocalisations ou 420 millions d’euros de contributions. Cette réserve s’inscrit dans le cadre du Pacte européen sur la Migration et l’Asile et vise à renforcer la dimension de solidarité tout en laissant aux États membres une flexibilité dans leurs contributions à la réserve, que ce soit par la relocalisation de demandeurs d’asile, des apports financiers ou une assistance opérationnelle, comme la mise à disposition de personnel ou de matériel. Le mécanisme a pour objectif de soutenir les pays confrontés à une forte pression migratoire tout en tenant compte des capacités des autres États membres.
La décision d’exécution du Conseil, adoptée le 18 décembre 2025, finalise la première réserve annuelle de solidarité. Huit États membres ont accepté de relocaliser des demandeurs d’asile, l’Allemagne (4.555) et la France (3.361) assurant la majorité des relocalisations. Au total, les pays participants se sont engagés à 8.921 relocalisations, soit moins de la moitié de l’objectif de 21.000 relocalisations fixé pour 2026. Plusieurs autres États, dont la Belgique, ont choisi de contribuer financièrement, la Belgique s’engageant à hauteur de 12,92 millions d’euros. La Hongrie et la Slovaquie sont les seuls États membres à n’avoir pris aucun engagement, ni en matière de relocalisation, ni de contribution financière.
Les réactions à la réserve de solidarité finalisée ont été mitigées. Des organisations de la société civile et des commentateurs ont exprimé leur inquiétude : un mécanisme reposant largement sur des contributions financières plutôt que sur des relocalisations effectives pourrait faire peser un poids disproportionné sur les pays en première ligne et saper la confiance entre les États membres.
Pour plus de détails, veuillez consulter (en anglais) la décision d’exécution du Conseil ci‑dessous.