La Belgique prolonge les contrôles internes ciblés pour lutter contre la migration irrégulière

Le 1er février 2026, les ministres belges Anneleen Van Bossuyt (Asile et Migration) et Bernard Quintin (Intérieur) ont annoncé la prolongation des contrôles internes ciblés, en vigueur depuis juillet 2025, jusqu’au moins le 31 juillet 2026. Ces mesures visent à lutter contre la migration irrégulière et les mouvements secondaires vers la Belgique, tout en garantissant le respect des exigences liées au séjour et en renforçant la sécurité. Les contrôles ciblés sont effectués sur les grands axes routiers, les autocars voyageant sur de longue distance, certains trains et les vols intra-Schengen.

 

En juillet 2025, le gouvernement fédéral belge a mis en place des contrôles internes ciblés sur la base de l’article 23 du Code frontières Schengen. Ces opérations ont impliqué la police fédérale et locale, ainsi que l’Office des étrangers, qui ont procédé à des contrôles dans les autocars, les trains longue distance, sur les principaux axes routiers et sur certains vols. Les contrôles visaient à identifier les personnes ne disposant pas de titres de séjour valables ainsi que celles ayant introduit une demande de protection internationale ou ayant obtenu une protection dans un autre État membre de l’UE, sans rétablir de contrôles frontaliers systématiques. Au cours de la première période de six mois, les autorités ont contrôlé plus de 25.500 personnes et identifié 170 voyageurs sans documents valides. Parmi celles-ci, 108 ont été transférées à l’Office des étrangers pour un examen approfondi, 23 placées en centres fermés et 12 renvoyées vers leur pays d’origine.

Le 1er février 2026, les ministres Van Bossuyt et Quintin ont confirmé que les contrôles internes se poursuivraient au moins jusqu’au 31 juillet 2026. Cette prolongation vise à maintenir la pression sur les itinéraires de migration irrégulière et les mouvements secondaires, tout en renforçant la capacité des autorités à démanteler les réseaux de passeurs et à lutter contre les activités criminelles associées, notamment le trafic de stupéfiants. Les autorités soulignent que ces contrôles ciblés ont un effet dissuasif, en limitant la circulation des personnes sans droit de séjour et en garantissant la poursuite des vérifications systématiques du statut de séjour.

Les réactions à cette prolongation sont partagées, rappelant les débats suscités lors de la mise en œuvre initiale à l’été 2025. Les partisans soulignent l’effet préventif et la capacité des autorités à s’attaquer aux réseaux de passeurs, tandis que les critiques s’interrogent sur l’impact réel sur les flux migratoires irréguliers et estiment que ces opérations pourraient rester largement symboliques.

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