La Belgique a connu une augmentation de l'immigration et des premiers titres de séjour entre 2021 et 2022, selon Myria
Myria a publié le premier cahier thématique de son rapport annuel 2024. Ce cahier intitulé "Population et mouvements" révèle que, en grande partie à cause de la guerre en Ukraine, la Belgique a enregistré une augmentation de 48 % de l'immigration d'étrangers dans le pays en 2022, par rapport à 2021. Il souligne également que le nombre de premiers titres de séjour a augmenté de 52% en 2022, par rapport à 2021.
Myria, le Centre fédéral Migration, publie le rapport annuel 2024 « La migration en chiffres et en droits » en plusieurs cahiers thématiques. Le 30 mai, le premier cahier thématique intitulé « Population et mouvements » a été publié, mettant notamment en avant les conclusions suivantes :
- En 2022, 211.822 immigrations étrangères ont été enregistrées en Belgique, soit une augmentation de 48% par rapport à 2021.
- Parmi les principales nationalités, l'Ukraine arrive forcément en première position, représentant 27 % de l'immigration étrangère totale. Viennent ensuite la Roumanie (10 %), la France (6 %), les Pays-Bas (5 %), l'Espagne (4 %) et le Maroc (3 %).
- Les Ukrainiens représentent 84 % des migrants des pays européens non membres de l'UE (57 514 immigrations), tandis que les Roumains représentent 25 % des migrants de l'UE et 59 % des migrants des treize nouveaux États membres de l'UE (22 177 immigrations).
- En 2022, 191.370 premiers titres de séjour ont été délivrés à des personnes de nationalité étrangère résidant en Belgique. Cela correspond à une augmentation de 52% par rapport à 2021.
- 62.110 premiers titres de séjour ont été délivrés à des immigrants citoyens de l'UE. Les principaux motifs de séjour pour ce groupe sont les motifs liés à l'activité rémunérée (51 %), devant les motifs familiaux (28 %) et les études (7 %).
- Pour les immigrés de pays tiers, 109 295 premiers permis de séjour ont été délivrés. Parmi les ressortissants de pays tiers, la protection temporaire est le principal motif de migration (47 %), suivie par les raisons familiales (21 %), les raisons liées aux études (8 %), les activités rémunérées (7 %) et la protection internationale (7 %).
Pour plus de détails, veuillez lire le communiqué de presse de Myria et le cahier thématique complet « Population et mouvements ».