Human Rights Watch estime que les politiques de l’UE risquent de compromettre les droits des migrants et des demandeurs d’asile

Le 4 février 2026, Human Rights Watch a publié le Rapport mondial 2026, son rapport annuel sur les droits humains dans le monde. Dans un chapitre consacré à l’Union européenne, le rapport souligne les préoccupations selon lesquelles les politiques de l’UE et les actions des États membres pourraient compromettre les droits des migrants, des réfugiés et des demandeurs d’asile. Il note, entre autres, des restrictions à l’accès à l’asile, des mesures visant à accroître les éloignements et le transfert de responsabilité vers des pays tiers. Le rapport attire également l’attention sur les violations des droits humains aux frontières de l’UE et sur les décès en mer.

Human Rights Watch souligne plusieurs préoccupations concernant le traitement des migrants, des réfugiés et des demandeurs d’asile dans l’Union européenne. Parmi celles-ci, voici trois exemples:

Premièrement, le rapport note que certains États membres (Pologne, Grèce, Finlande et Allemagne) auraient restreint ou suspendu l’accès aux procédures d’asile. Le rapport observe également que, les politiques au niveau de l’UE favorisent de plus en plus le rejet rapide des demandes d’asile, le transfert de la responsabilité des demandeurs d’asile vers des pays situés en dehors de l’UE et des taux accrus d’éloignements. L’organisation souligne que ces mesures pourraient limiter l’accès à la protection avant la mise en œuvre complète du Pacte européen sur la Migration et l’Asile de 2024.

Deuxièmement, le rapport attire l’attention sur le projet de règlement de la Commission européenne relatif aux retours, destiné à remplacer la directive de 2008 sur les retours. Human Rights Watch exprime des préoccupations selon lesquelles les dispositions de ce projet (élargissement du recours à la détention et prolongation des durées de détention, suppression des garanties contre les retours dangereux et création de « centres de retour » dans des pays situés en dehors de l’UE) pourraient exposer les individus à des risques et compromettre les garanties procédurales fondamentales.

Troisièmement, l’organisation exprime ses préoccupations concernant les violations continues des droits humains aux frontières de l’UE et le faible niveau de responsabilité. Elle souligne les décisions de la Cour européenne des droits de l’homme à l’encontre de la Grèce pour des refoulements systématiques, ainsi que des affaires en cours concernant l’Italie, la Pologne, la Lettonie et la Lituanie. Le rapport note également qu’au moins 1.549 personnes seraient mortes ou portées disparues en tentant de rejoindre le territoire de l’UE par la mer au cours des neuf premiers mois de 2025, principalement en Méditerranée centrale.

De plus, Human Rights Watch partage d’autres préoccupations, notamment concernant les politiques de l’UE relatives à la désignation des pays sûrs, les nouvelles règles relatives au trafic de migrants et l’expansion prévue du mandat de Frontex.

Pour plus de détails, veuillez consulter le chapitre consacré à l’Union européenne dans le Rapport mondial 2026.

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