Ylva Johansson affirme que les contrôles aux frontières intérieures risquent de compromettre les avantages de la libre circulation
Lors du débat en plénière sur la réintroduction des contrôles aux frontières intérieures dans l’espace Schengen et son impact sur la libre circulation dans l’UE, la commissaire Ylva Johansson a souligné que les contrôles aux frontières intérieures doivent être temporaires, proportionnés et une mesure de dernier recours. Elle a souligné que des mesures alternatives devraient toujours être privilégiées.
Le 7 octobre 2024, les membres du Parlement européen ont discuté avec la Commission des implications de la réintroduction des contrôles aux frontières pour l’avenir de l’espace Schengen. Ce débat a eu lieu alors qu’outre l’Allemagne, sept autres États membres de l’espace Schengen effectuent actuellement des contrôles à leurs frontières intérieures.
La commissaire Ylva Johansson a ouvert le débat en plénière en soulignant combien la libre circulation est essentielle pour les citoyens et les entreprises. Elle a évoqué les progrès réalisés dans la consolidation de la gouvernance de Schengen et a évoqué une « réforme ambitieuse de Schengen », faisant notamment référence à la révision du code frontières Schengen.
Mme Johansson a souligné que les contrôles aux frontières intérieures doivent être temporaires, proportionnés et constituer une mesure de dernier recours. Elle a souligné que des mesures alternatives telles que des patrouilles conjointes, des enquêtes conjointes et des commissariats de police communs devraient toujours être prioritaires.
Elle a enfin mentionné que le Pacte sur la Migration et l'Asile, qui vise à gérer les migrations de manière ordonnée, réduirait également le besoin ressenti par les États membres de procéder à des contrôles aux frontières intérieures.
Pour plus de détails, veuillez lire la déclaration de la Commissaire ou regarder cette vidéo.