Le REM Belgique participe à une table ronde sur le rapport 2023 de la Banque mondiale sur les migrants, les réfugiés et les sociétés
Ce matin, le REM Belgique a participé à une table ronde, animée par l'Envoyé Spécial pour la Migration et l'Asile Lieven De la Marche, avec la contribution de représentants du cabinet de la Secrétaire d'Etat à l'Asile et à la Migration, de l'Agence belge de Développement (Enabel) et de la coalition pour la solidarité internationale (11.11.11). Les acteurs belges ont pu donner leur avis sur le rapport qui leur a été présenté.
En avril 2023, la Banque mondiale a publié son Rapport de 2023 sur les migrants, les réfugiés et les sociétés.
Le rapport met notamment en lumière les messages clés suivants :
1. La migration est nécessaire pour tous les pays à tous les niveaux de revenu.
2. Pour améliorer la migration, il faut agir sur deux fronts complémentaires :
(i) renforcer l'adéquation de toutes les compétences et attributs des migrants avec les besoins des sociétés de destination et
(ii) réduire le besoin de mouvements de grande détresse.
- Lorsque la correspondance entre les compétences des migrants et les besoins des sociétés de destination est forte, les gains sont importants
- Les pays de destination ne doivent pas laisser les controverses sociales et culturelles éclipser les gains économiques de la migration.
- La plupart des migrants bénéficient grandement de leur déplacement et encore plus lorsqu'ils ont des droits à destination.
- Les pays d'origine doivent gérer activement la migration pour ses avantages en matière de développement.
- Lorsque la correspondance entre les compétences des migrants et les besoins des sociétés de destination est faible, les coûts doivent être partagés - et réduits - multilatéralement
- Les situations de réfugiés doivent être gérées comme des défis de développement à moyen terme, et pas seulement comme des urgences humanitaires.
- La migration de détresse doit être réduite tout en respectant la dignité des personnes.
3. Pour que la migration fonctionne mieux, il faut faire les choses différemment, notamment par:
(i) une coopération internationale renforcée:
- coopération bilatérale pour améliorer la correspondance des compétences des migrants avec les besoins des sociétés de destination (accords de travail bilatéraux, développement des compétences...)
- coopération multilatérale pour répondre aux mouvements motivés par la peur (partage de responsabilité pour les réfugiés...)
(ii) une prise de décision inclusive:
- les voix sous-représentées doivent être entendues, y compris les voix des pays en développement, du secteur privé et des acteurs locaux ainsi que des migrants et des réfugiés.
Pour plus d'informations, y compris le rapport complet, les chapitres et les points d'attention, les résumés et les communiqués de presse, veuillez visiter cette page du site web de la Banque mondiale.