La nouvelle Secrétaire d'Etat présente sa note de politique sur l'asile et la migration
La nouvelle secrétaire d'Etat à l'Asile et la Migration, et à l'Intégration sociale, Maggie De Block (Open Vld), a affiché sa volonté d'agir "de manière déterminée" contre les abus et la fraude en matière d'asile et de regroupement familial, tout en respectant les droits de chacun.
Dans le cadre de sa présentation à la Chambre des Représentants, Mme Maggie de Block a principalement mis l'accent sur les priorités suivantes:
En matière d'asile, une procédure rapide et de qualité devra permettre de traiter les nouvelles demandes d'asile dans un délai moyen de trois mois afin d'arriver une décision définitive dans un délai moyen de six mois. L'efficacité de la procédure tant en termes de qualité que de rapidité sera également améliorée par un système de monitoring permanent. Par ailleurs une liste de pays d'origine sûrs, soumise à évaluation, sera rapidement mise en oeuvre. Les demandes multiples seront découragées. La Belgique mettra aussi en place des campagnes de dissuasion pour éviter l'arrivée de personnes qui n'ont aucune chance d'être reconnues. Le gouvernement mettra en place une procédure de reconnaissance du statut d'apatridie. Enfin, la Belgique participera au niveau européen et avec le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés à des programmes de réinstallation.
En matière de migration, la régularisation de séjour ne pourra intervenir qu’individuellement et sur base de la loi. Des mesures seront prises pour lutter contre l’introduction abusive de demandes de séjour pour raisons médicales. Les mesures prises récemment par le Parlement pour renforcer les contrôles sur les regroupements familiaux seront mises en oeuvre. La lutte contre les mariages ou cohabitations légales de complaisance sera intensifiée. La lutte contre la traite des êtres humains et l’enrichissement par l’organisation de réseaux sera fortement renforcée. La coordination interdépartementale sera à cet égard soutenue. Par ailleurs, les procédures applicables aux mineurs non accompagnés seront améliorées et la nouvelle loi du 23 juin 2011 règlera désormais le séjour des MENA dans le cadre de la recherche de la solution durable. En outre, une attention maximale sera portée sur le retour, volontaire si possible, forcé si nécessaire.