La migration familiale représentait environ 45% de l’ensemble des visas long séjour accordés en 2023, selon Myria
Myria a publié le troisième cahier thématique de son rapport annuel 2024. Dans ce cahier intitulé "Droit de vivre en famille", Myria plaide pour une information plus précise, régulière et transparente, quant à la procédure de regroupement familial à ses différentes étapes, tant au niveau des postes diplomatiques que des prestataires externes, en veillant à l’accessibilité – y compris linguistique – de cette information pour le public cible.
Myria, le Centre fédéral Migration, publie son rapport annuel 2024 « Migration en chiffres et en droits » en plusieurs cahiers thématiques. Le 12 septembre 2024, le troisième volet thématique intitulé « Droit de vivre en famille » a été dévoilé, soulignant, entre autres, les conclusions suivantes :
- La migration familiale reste un important motif d’autorisation des visas long séjour en 2023. Avec 18.805 autorisations, ce motif représente environ 45% de l’ensemble des visas long séjour accordés.
- L'arrêt dit « Afrin » a entraîné des changements importants dans la pratique administrative belge, permettant à diverses familles de déposer leur demande de visa par le biais de moyens de communication à distance (par exemple par courrier électronique) alors qu'elles n'en avaient jusqu'alors pas la possibilité en raison de leur impossibilité d'accéder aux postes diplomatiques. Myria recommande toutefois que cette possibilité devienne le principe et non l'exception.
- Face à la complexité croissante de la matière et les dysfonctionnements dans la procédure, les membres de famille ont besoin d’un accompagnement important pour mener à bien la demande de regroupement familial. Myria recommande le financement et l’organisation suffisante d’un accompagnement par des services professionnels des demandes de regroupement familial.
- Du fait de l’augmentation du nombre de demandes de visa et du manque d’effectifs au sein des postes diplomatiques, les délais pour obtenir un rendezvous auprès de certains prestataires de services ont parfois dépassé les 6 mois. Myria continue de recommander la mise en place d’un monitoring régulier des délais pour l’obtention d’un rendez-vous, une communication transparente les concernant ainsi que de prévoir la possibilité de fixer des rendez-vous anticipés, lorsque les délais risquent d’être dépassés.
Pour plus d'informations, veuillez lire le communiqué de presse de Myria ainsi que le cahier thématique "Droit de vivre en famille".