La Journée mondiale de l’environnement examine les contributions potentielles des migrants à la résilience environnementale
Le 5 juin 2025, la Journée mondiale de l’environnement met en lumière les liens complexes entre le changement climatique et la mobilité humaine. Le Programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE) et l’Organisation Internationale pour les Migrations (OIM) ont publié des déclarations soulignant à la fois l’ampleur des déplacements induits par le climat et la reconnaissance croissante des contributions potentielles des migrants à la résilience environnementale. Le rôle des migrants dans la lutte contre les défis environnementaux suscite un intérêt croissant, comme en témoigne un récent podcast du MPI.
Le PNUE a averti que le changement climatique pourrait déplacer plus de 140 millions de personnes à l’intérieur de leur propre pays d’ici 2050, les pays à revenu moyen et agricoles étant les plus touchés. Les variations des précipitations, la hausse des températures et l’augmentation des catastrophes soudaines sont les principaux facteurs de cette migration interne. Rien qu’en Afrique subsaharienne, le changement climatique pourrait provoquer jusqu’à 86 millions de migrants internes et pousser 132 millions de personnes dans les pays en développement en dessous du seuil de pauvreté d’ici 2030.
S’appuyant sur ces préoccupations, l’OIM a souligné que les migrants et les diasporas sont de plus en plus évoqués comme des acteurs potentiels dans la gestion des défis environnementaux. Les migrants peuvent apporter des compétences, des savoirs et des ressources susceptibles de soutenir des initiatives écologiques et de contribuer à la construction de communautés résilientes. Bien que l’ampleur et l’impact de ces contributions fassent encore l’objet de recherches, le sujet suscite une attention croissante dans les discussions politiques internationales.
De plus amples éclairages sont proposés dans l’épisode de podcast intitulé « The World is Getting Greener: What Role Can Immigrants Play? », qui explore les perspectives sur la manière dont les communautés immigrées pourraient contribuer à des activités telles que le reboisement, l’agriculture durable et les projets de verdissement urbain. Cet épisode, ainsi que d’autres de la série "Changing Climate, Changing Migration", apporte des analyses sur l’intersection complexe entre migration, adaptation au climat et durabilité environnementale.
Ces déclarations et ressources mettent en lumière les débats actuels concernant l’intégration des enjeux migratoires dans les politiques climatiques, ainsi que la reconnaissance croissante des rôles variés que les migrants peuvent jouer dans les contextes environnementaux.
Pour celles et ceux souhaitant approfondir ces questions, la série de podcasts du Migration Policy Institute (MPI) propose plusieurs épisodes abordant des sujets tels que le potentiel de l’intelligence artificielle pour prévoir les migrations climatiques, ainsi que d’autres thèmes connexes.