1.261 prisonniers ont fait l'objet d'un retour forcé depuis les prisons belges en 2024

En 2024, 1.261 détenus ont fait l'objet d'un retour forcé depuis les prisons belges, contre 1.428 en 2023 et 1.511 en 2022, selon l’Office des étrangers. Les nationalités les plus représentées parmi les personnes concernées étaient les Albanais, les Marocains et les Algériens. Cette baisse intervient dans un contexte de défis persistants liés à la surpopulation carcérale et aux évolutions des politiques de libération anticipée.

L'Office des étrangers a publié ses chiffres annuels sur les retours forcés depuis les prisons. Les données montrent que 1.261 retours forcés ont été effectués en 2024, contre 1.428 en 2023 et 1.511 en 2022.

L'Office des étrangers identifie deux principales raisons à la baisse du nombre de retours forcés depuis les prisons. La première est que les détenus purgent désormais plus souvent l'intégralité de leur peine. Par le passé, ils étaient presque automatiquement libérés de manière anticipée, tandis qu’aujourd’hui, un juge doit statuer sur leur libération anticipée à la suite d’une demande du détenu. Un second facteur est que, en raison de la surpopulation carcérale, des centaines de condamnés purgent leur peine en dehors de la prison grâce à diverses mesures d'urgence, telles que le congé pénitentiaire prolongé. Parmi eux figurent des personnes en séjour irrégulier, ce qui rend plus difficile pour l'Office des étrangers d'organiser leur retour forcé.

Parmi les nationalités les plus représentées dans les retours forcés depuis les prisons en 2024, l'Office des étrangers identifie principalement les Albanais (220), les Marocains (212) et les Algériens (134).

L'accord de gouvernement belge du 31 janvier 2025 aborde ces questions, soulignant la pression immense exercée sur les prisons. Il stipule, entre autres, que les autorités belges chercheront à « conclure des accords avec d'autres États de droit européens pour y construire ou louer des prisons où les détenus en séjour irrégulier, ayant été condamnés définitivement pour des crimes ou délits, pourront purger tout ou partie de leur peine de prison (...) La peine prononcée ici sera (ensuite) exécutée là-bas. Dans ce cas-là, ces détenus seront expulsés vers leur pays d'origine ou un autre pays où ils peuvent séjourner à la fin de leur peine ».

Pour les chiffres de l'Office des étrangers sur les éloignements effectifs, veuillez consulter cette page.

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