Une délégation du gouvernement belge est au Maroc pour examiner notamment le rapatriement des citoyens marocains en séjour irrégulier en Belgique

Une importante délégation du gouvernement fédéral, accompagnée de hauts gradés de la police et de hauts responsables de l'administration, mène une mission au Maroc. La lutte contre l'immigration irrégulière et la politique de retour font partie des questions prioritaires discutées avec les autorités marocaines.

Le Premier Ministre Alexander De Croo, ainsi que les ministres Paul Van Tigchelt, Annelies Verlinden, Hadja Lahbib et la Secrétaire d'Etat à l'Asile et la Migration Nicole de Moor, sont au Maroc pour une mission de deux jours. Ils sont accompagnés de hauts responsables de la police et de hauts responsables de plusieurs services gouvernementaux pour consulter leurs homologues marocains. Une vingtaine d'entrepreneurs belges voyagent également avec le gouvernement.

La mission est importante car la Belgique souhaite notamment améliorer la coopération avec le Maroc en matière de réadmission des ressortissants marocains condamnés en Belgique ou en séjour irrégulier dans le pays. Les Marocains dans les prisons belges posent problème. Sur un total de 12.000 détenus, 1.000 ont la nationalité marocaine. Parmi eux, six sur dix n’ont aucun droit de séjour. Les Marocains font également partie des principales nationalités qui, lorsqu'elles sont interceptées par la police, se retrouvent en Belgique sans papiers valides.

Selon Nicole de Moor, le gouvernement marocain s'est engagé le 15 avril 2024 à faire en sorte que toute personne identifiée comme étant de nationalité marocaine et sans titre de séjour en Belgique soit réadmise au Maroc. Aucun chiffre concret n'a été convenu, mais la Secrétaire d'État a assuré qu'il s'agissait d'un « engagement très clair » et d'une « forte garantie » d'une meilleure coopération à l'avenir.

Le respect de cet engagement devrait permettre de simplifier et d'accélérer les procédures de retour, même si l'identification des personnes reste une tâche complexe : bien souvent, ces personnes ne disposent pas de papiers d'identité. Or, depuis le début du mois, cinq agents de l'Office des étrangers, ayant reçu le statut d'officier de police judiciaire, sont autorisés à fouiller les smartphones à la recherche d'éléments d'identification, comme des photos d'identité, dès lors qu'il est question de faits criminels.

Pour plus d'informations, veuillez lire ces articles de presse de De Tijd (en néerlandais) ou la DH (en français).

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