Près de 9.000 personnes sont décédées sur les routes migratoires à travers le monde en 2024, selon l'OIM
Selon de nouvelles données publiées par l'Organisation Internationale pour les Migrations (OIM), au moins 8.938 personnes sont décédées ou ont disparu sur les routes migratoires en 2024, faisant de cette année la plus meurtrière jamais enregistrée. Cela poursuit une tendance à la hausse des décès sur les cinq dernières années, dépassant le précédent chiffre de 8.747 morts enregistré en 2023.
Le Project Migrants Disparus est une initiative mise en place depuis 2014 par l'OIM pour documenter les décès et disparitions de personnes en migration vers une destination internationale. Ce projet vise à fournir des données fiables sur les décès de migrants, mettant en évidence les risques auxquels les personnes en déplacement sont confrontées et servant à orienter les politiques afin de prévenir de nouvelles pertes de vies humaines.
Le 21 mars 2025, l'OIM a révélé qu'en 2024, les plus grands nombres de décès de migrants ont été enregistrés en Asie (2.778) et en mer Méditerranée (2.452). Des augmentations significatives ont été observées en Afrique, où 2.242 décès ont été documentés en 2024 (contre 1.875 en 2023), et en Europe, où 233 décès de migrants ont été enregistrés en 2024 (contre 158 en 2023). En Amérique, au moins 1.233 décès ont été signalés, dont un nombre sans précédent de 341 dans les Caraïbes et 174 dans le Darién Gap.
L'OIM a rapporté que la violence reste une cause majeure de décès de migrants, avec au moins 10 % de tous les décès depuis 2022 liés à des incidents violents. En 2024, cela a été particulièrement évident en Asie, où près de 600 personnes ont perdu la vie en transitant à travers l'Asie du Sud et du Sud-Est.
Pour plus de détails, veuillez lire le communiqué de presse de l'OIM et consulter les dernières données ici.