Les refus de demandes de protection temporaire suscitent l’alerte des ONG en Belgique
Le 26 novembre 2025, plusieurs organisations de la société civile, dont Caritas International et Vluchtelingenwerk Vlaanderen, ont publié un communiqué alertant sur la hausse des refus de demandes de protection temporaire. Entre janvier et octobre, 2.380 demandes ont été rejetées, contre 1.578 en 2022. Les organisations ont souligné les difficultés d’accès à l’hébergement et au soutien pour les personnes déplacées concernées. Les autorités expliquent cette augmentation par des changements dans les règles européennes et des exigences administratives plus strictes.
D’après les statistiques publiées par l’Office des étrangers, 2.380 demandes de protection temporaire ont été rejetées entre janvier et octobre 2025, contre 883 en 2024, 1.079 en 2023 et 1.578 en 2022. Les chiffres concernent principalement des Ukrainiens, avec un nombre plus réduit de demandes provenant d’autres nationalités, telles que la Moldavie, l’Arménie ou la Russie.
Dans ce contexte, Caritas International, Orbit, Ukrainian Voices et Vluchtelingenwerk Vlaanderen ont publié un communiqué le 26 novembre pour exprimer leur inquiétude face à l’augmentation des refus et à leurs conséquences pour les personnes déplacées nouvellement arrivées. Les organisations ont également souligné que l’incertitude touche aussi celles et ceux présents en Belgique depuis plusieurs années, la décision européenne relative à la protection temporaire prolongeant le système pour les Ukrainiens seulement jusqu’au 4 mars 2027.
La Ministre belge de l’Asile et de la Migration, Anneleen Van Bossuyt, a expliqué que de nombreux refus concernent des personnes qui résidaient déjà dans un autre État membre de l’UE ou bénéficiaient déjà d’une protection ailleurs au moment de l’invasion russe. Elle a souligné que la Belgique reste solidaire de l’Ukraine tout en cherchant à prévenir les abus de la procédure de protection temporaire.
Les ONG ont souligné que des solutions existent et ont recommandé : une procédure d’enregistrement plus fluide pour toutes les personnes demandant la protection ; un accès suffisant à des places d’accueil d’urgence ; et une transition plus rapide vers un logement stable et adéquat. Elles ont également insisté sur la nécessité de clarifier les responsabilités entre les différents niveaux de pouvoir et de renforcer les moyens des CPAS, déjà fortement sollicités. L’accès à l’emploi pourrait également être simplifié afin de renforcer l’autonomie des personnes déplacées.
Pour plus d’informations, veuillez consulter les communiqués publiés par Caritas International, Orbit et Vluchtelingenwerk Vlaanderen.