Les Ministres de l'Intérieur de l'UE approuvent les plans de mise en oeuvre des systèmes de gestion des frontières et discutent du retour des Syriens
Les Ministres de l'Intérieur ont approuvé une feuille de route pour la mise en œuvre progressive du système d'entrée/sortie à partir d'octobre 2025, la mise en service de la version révisée d'Eurodac en juin 2026 et le lancement de l'ETIAS fin 2026. Ils ont aussi convenu de faciliter les visites "go-and-see" permettant aux Syriens dans l'UE d'évaluer la situation dans leur pays sans perdre leur statut de protection. Des mesures ont également été discutées pour le retour des ressortissants syriens menaçant la sécurité ou condamnés pour des crimes.
Lors du Conseil Justice et Affaires intérieures du 5 mars 2025, les Ministres de l'Intérieur ont concentré leurs discussions, entre autres, sur deux questions clés : le déploiement opérationnel des systèmes de gestion des frontières de l'UE et les mesures concernant le retour des ressortissants syriens.
Dans le domaine de la gestion des frontières de l'UE, les Ministres ont adopté une position commune sur un règlement visant à mettre en œuvre progressivement le système d'entrée/sortie (EES), un système informatique permettant d'enregistrer les entrées et sorties de ressortissants non-UE voyageant vers l'UE pour un séjour de courte durée. Ils ont également approuvé une feuille de route révisée pour le déploiement de l'architecture d'interopérabilité, un système interconnecté d'outils informatiques utilisés pour la gestion des frontières et le maintien de l'ordre. Selon cette feuille de route, (i) l'EES commencera progressivement en octobre 2025, (ii) le système révisé Eurodac, une base de données biométrique pour l'identification des demandeurs d'asile, sera opérationnel en juin 2026, et (iii) le système européen d'information et d'autorisation concernant les voyages (ETIAS) sera lancé au dernier trimestre de 2026.
Concernant le retour des ressortissants syriens, de nombreux États membres ont exprimé leur soutien aux visites "go-and-see", permettant aux Syriens dans l'UE d’évaluer la situation dans leur pays d’origine sans perdre leur statut de protection. Plusieurs ministres ont également soutenu la création d’un cadre européen pour ces visites. De plus, un large consensus s'est dégagé sur la nécessité de trouver des solutions pour le retour des ressortissants syriens représentant une menace pour la sécurité ou ayant été condamnés pour des crimes.
Pour plus de détails, veuillez lire le communiqué de presse du Conseil de l'UE.