Le nombre de demandes d'asile reçues dans l'UE+ a diminué de 11 % en 2024, selon l'AUEA
L'Agence de l'Union européenne pour l'asile (AUEA) a publié son analyse annuelle des tendances en matière d'asile pour 2024. L'UE+ a reçu environ 1.014 million de demandes d'asile, soit une baisse de 11 % par rapport à 2023. Cette diminution s'est concentrée sur la seconde moitié de l'année, car la tendance des demandes a dévié du schéma saisonnier habituel.
Les dernières tendances en matière d'asile pour 2024, publiées par l'AUEA montrent notamment que :
- Les demandes d'asile émanant des Syriens, des Afghans et des Turcs ont respectivement diminué de 17 %, 24 % et 45 % par rapport à l'année précédente. Malgré cette diminution, les Syriens sont restés la nationalité la plus représentée parmi celles recherchant une protection dans l'UE+.
- En 2024, près de la moitié de toutes les demandes ont été déposées par les 37 nationalités à faible taux de reconnaissance, c'est-à-dire celles dont les taux de reconnaissance étaient ≤20 % en 2024.
- Environ un quart des demandes d'asile dans l'UE+ ont été déposées par des ressortissants de pays bénéficiant d'un accès sans visa à l'espace Schengen. Les Vénézuéliens et les Colombiens représentent la majorité des demandeurs sans visa dans l'UE+ en 2024.
- Malgré une tendance à la baisse, l'Allemagne a reçu le plus grand nombre de demandes dans l'UE+, tandis que Chypre et la Grèce ont enregistré le plus grand nombre de demandes par habitant.
- Les Ukrainiens ont déposé beaucoup plus de demandes d'asile en 2024 dans l'UE+, avec une augmentation de 90 % par rapport à 2023 ; la moitié d'entre eux l'ont fait en France et un quart en Pologne.
- Chypre est restée le pays recevant le plus grand nombre de demandes par habitant.
- En 2024, le taux de reconnaissance dans l'UE+ est resté stable à 42 %, bien que cette donnée globale masque des variations importantes selon les nationalités et une tendance à accorder la protection subsidiaire plutôt que le statut de réfugié.
- Le taux de reconnaissance des Syriens est resté supérieur à 90 % pendant la majeure partie des deux dernières années. Cependant, bien que les taux de reconnaissance pour les Syriens soient restés relativement alignés parmi les pays décisionnaires, tels que la Grèce (90 %), l'Allemagne (92 %) et l'Autriche (95 %), il y a eu des variations importantes concernant le type de protection accordée. L'Allemagne, par exemple, a accordé beaucoup plus de protections subsidiaires que la Grèce.
- Le taux de reconnaissance des Afghans était de 63 % au niveau de l'UE+, avec d'importantes variations entre les pays de l'UE+, notamment la Belgique (39 %), l'Allemagne (41 %), la France (67 %), l'Autriche (76 %), la Suisse (90 %) et la Grèce (98 %). Toutefois, les pays de l'UE+ ont tendance à accorder plus fréquemment le statut de réfugié plutôt que la protection subsidiaire.
- Les nationalités pour lesquelles le taux de reconnaissance était faible comprennent les ressortissants bangladais, marocains et tunisiens.
Pour plus de détails, veuillez lire (en anglais) le communiqué de presse de l'AUEA et l'analyse stratégique jointe ci-dessous.