Le CGRA met à jour sa politique concernant l’examen des demandes de protection internationale provenant de Somalie
Alors que par le passé, les demandeurs somaliens du sud et du centre de la Somalie, à l'exception de Mogadiscio, bénéficiaient généralement du statut de protection subsidiaire en raison de la situation sécuritaire, le Commissariat Général aux Réfugiés et aux Apatrides (CGRA) conclut désormais qu'aucune région en Somalie ne se caractérise par une situation exceptionnelle dans laquelle le degré de violence aveugle est si élevé qu'il atteint le seuil de « risque réel » conduisant en soi à l'octroi d'une protection subsidiaire.
Dans un communiqué publié aujourd'hui, le Commissariat Général aux Réfugiés et aux Apatrides (CGRA) souligne qu'il suit de près la situation en Somalie, entre autres pour évaluer le besoin de protection subsidiaire des citoyens originaires de différentes régions du pays.
Se basant sur les informations disponibles, le CGRA conclut que dans aucune région de Somalie, l’on n'observe de situation exceptionnelle dans le cadre de laquelle le degré de violence aveugle est tel qu’il existe de sérieux motifs de croire qu’un civil, du seul fait de sa présence sur place, courrait un risque réel de subir des atteintes graves contre sa vie ou sa personne telles que définies à l’article 48/4, § 2, c) de la loi du 15 décembre 1980.
Cependant, ceci n’exclut toutefois pas que des demandeurs originaires de certaines régions de Somalie puissent tout de même se voir accorder la protection subsidiaire s’ils peuvent démontrer qu’ils en ont besoin en raison des circonstances qui leur sont propres.
Pour plus de détails, notamment sur la politique du CGRA concernant la détermination du statut de réfugié pour les demandeurs somaliens, veuillez lire le communiqué de presse du CGRA.