La Commission européenne annonce 1 milliard d'euros pour le Liban, notamment pour empêcher la migration irrégulière vers l'Europe

Le 2 mai 2024, la Présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, était avec le président chypriote Christodoulides à Beyrouth pour annoncer un soutien financier d'un milliard d'euros en faveur du Liban afin de contribuer à la stabilité socio-économique du pays et à la gestion des migrations. L’accord a déjà suscité des critiques de diverses parts.

 

Dans sa déclaration à la presse, Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, a annoncé le soutien de l'UE au Liban, à travers une enveloppe financière d'un milliard d'euros qui serait disponible à partir de cette année jusqu'en 2027. La présidente von der Leyen a souligné que ce soutien visait à (1) renforcer les services de base et les investissements dans l'éducation, la protection sociale et la santé, (2) faire avancer les réformes économiques, financières et bancaires, (3) soutenir les forces armées libanaises ainsi que les forces de sécurité générales et intérieures, notamment en fournissant l'équipement, la formation et l'infrastructure nécessaire à la gestion des frontières et (4) aider à gérer les migrations.

En ce qui concerne la gestion des migrations, la présidente von der Leyen a souligné que l'UE restait déterminée à maintenir les voies légales ouvertes vers l'Europe et à réinstaller les réfugiés du Liban vers l'Union européenne. Elle a noté que l'UE comptait toutefois sur la bonne coopération du Liban pour prévenir l'immigration irrégulière et lutter contre le trafic de migrants. L'UE s'est engagée à continuer d'aider le Liban en tant que pays d'accueil des réfugiés syriens et à rendre cette aide plus efficace. Cela implique d’étudier notamment les moyens de travailler à une approche plus structurée en ce qui concerne les retours volontaires vers la Syrie, en étroite coopération avec le HCR, et de renforcer le soutien aux programmes humanitaires et de redressement rapide en Syrie.

L’accord a déjà suscité des critiques et des inquiétudes. Kelly Petillo, du Conseil européen des relations étrangères, a souligné que l'accord visait plutôt à empêcher la migration vers Chypre et vers le reste de l'Europe, et que l'accord devrait éviter de fournir une assistance qui « rendrait l'UE complice des retours forcés de réfugiés en Syrie ». L'organisation membre de l'ECRE, Amnesty International UE, a exhorté l'UE et le gouvernement libanais à respecter leurs « obligations en vertu du droit international et à ne pas renvoyer de force les réfugiés en Syrie tant que les conditions d'un retour sûr, volontaire et digne ne sont pas réunies ».

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