La Belgique reporte l’enregistrement des données biométriques des ressortissants de pays tiers à l’aéroport de Bruxelles

La Belgique a reporté l’enregistrement des données biométriques des ressortissants de pays tiers entrant dans l’espace Schengen. Cette mesure, annoncée par le Ministre de l’Intérieur Bernard Quintin et la Ministre de l’Asile et de la Migration Anneleen Van Bossuyt, fait suite à d’importantes files d’attente et à des perturbations opérationnelles à l’aéroport de Bruxelles. La décision concerne la mise en œuvre progressive du système européen d'entrée et de sortie (EES) et vise à garantir que les contrôles aux frontières puissent se dérouler dans des conditions acceptables pour les passagers.

Le système d’entrée et de sortie (EES) est progressivement mis en œuvre dans l’UE depuis le 12 octobre 2025. Il exige que les ressortissants de pays tiers fassent enregistrer leurs données biométriques (empreintes digitales et images faciales) à leur entrée ou sortie de l’espace Schengen. Le système est déployé par phases par les États membres afin de permettre une adaptation aux défis techniques et opérationnels. Dans plusieurs pays de l’UE, dont la France et les Pays-Bas, l’enregistrement des données biométriques a déjà été reporté en raison de longues files d’attente et de difficultés opérationnelles dans les aéroports.

Le 29 mars 2026, les Ministres belges Quintin et Van Bossuyt ont annoncé que l’enregistrement des données biométriques à l’aéroport de Bruxelles serait reporté. Selon les Ministres, malgré plusieurs mois de préparatifs et la mobilisation de tous les moyens disponibles, les conditions technologiques et infrastructurelles nécessaires pour procéder à l’enregistrement biométrique dans des conditions normales et acceptables n’étaient pas encore réunies. Ce report vise à éviter des files d’attente excessives et à garantir la sécurité des passagers, tout en maintenant un contrôle frontalier sécurisé.

Brussels Airport a salué ce report, soulignant que, dans les jours précédents, près de 600 passagers avaient manqué leur vol et que les retards cumulés avaient atteint 21 heures en raison des temps de traitement liés au EES. L’aéroport a souligné que les files d’attente restent importantes, notamment parce que l’accès aux e-gates pour les passagers venant de pays tels que les États-Unis, le Royaume-Uni, le Canada et Singapour est actuellement suspendu. Brussels Airport a appelé les autorités belges à plaider pour un déploiement plus flexible et progressif du système, le rétablissement rapide des e-gates pour certains ressortissants de pays tiers, ainsi qu’un effectif complet aux postes de contrôle aux frontières par la police fédérale.

Alors que le système doit devenir pleinement opérationnel dans l’ensemble de l’UE d’ici le 10 avril 2026, les Ministres ont indiqué que les consultations avec la Commission européenne se poursuivraient afin de définir un calendrier réaliste et coordonné pour le déploiement du EES.

Pour plus de détails veuillez lire cet article de presse (en anglais), celui-ci en français, ou encore celui-ci en néerlandais.

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