En 2024, près de 25.000 demandeurs de protection internationale résidant dans les centres d'accueil étaient actifs sur le marché du travail
À l'occasion de la Fête du Travail, Fedasil a publié de nouvelles données sur l'activité professionnelle des demandeurs de protection internationale résidant dans les centres d'accueil. En 2024, 41 % des résidents autorisés à travailler étaient actifs sur le marché du travail belge. Les données révèlent des différences dans les taux d'emploi selon le sexe, l'âge et la nationalité.
En Belgique, les demandeurs de protection internationale obtiennent l'accès au marché du travail quatre mois après avoir soumis leur demande. En travaillant, ils continuent de bénéficier des conditions d'accueil et contribuent financièrement à leur séjour dans le réseau d'accueil.
Grâce à un croisement de données avec la Banque Carrefour de la Sécurité Sociale, une image plus claire et détaillée de leur participation au marché du travail est désormais disponible. Pour la première fois, il est possible d'identifier le nombre de résidents actifs, ainsi que leurs profils et leurs tendances professionnelles.
Selon Fedasil, près de 25.000 résidents étaient actifs professionnellement en 2024, soit un peu plus de quatre résidents sur dix en âge de travailler. La participation a varié selon les groupes, comme le montrent les tendances suivantes :
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Genre : Le taux d'emploi des hommes (47 %) était presque deux fois plus élevé que celui des femmes (24 %), indépendamment de la situation parentale.
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Âge : Les résidents âgés de 18 à 31 ans étaient deux fois plus susceptibles de travailler que ceux âgés de 51 à 67 ans. Moins de 2 % des résidents de plus de 67 ans étaient actifs sur le marché du travail.
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Situation familiale : Les parents étaient moins susceptibles d'être employés que les résidents sans enfants. L'accès limité à la garde d'enfants pourrait contribuer à cette disparité.
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Nationalité : Les résidents de huit pays africains, dont le Burkina Faso, l'Ouganda et le Burundi, figuraient parmi les plus actifs sur le marché du travail.
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Langue : La maîtrise du français et/ou de l'anglais semble faciliter l'accès à l'emploi.
Pour plus de détails, veuillez lire le communiqué de presse de Fedasil.