15 pays de l'UE demandent à la Commission européenne de proposer de nouvelles solutions pour prévenir l'immigration irrégulière vers l'Europe
Quinze pays européens plaident auprès de la Commission européenne pour qu'elle aille au-delà du Nouveau Pacte sur la Migration et l'Asile. Ils encouragent des partenariats complets, mutuellement bénéfiques et durables avec les pays tiers situés le long des routes migratoires. Ils souhaitent également explorer des solutions visant à sauver les migrants en haute mer et à les amener dans un lieu sûr prédéterminé dans un pays partenaire en dehors de l'UE.
Dans une lettre datée du 15 mai 2024, un groupe de 15 pays de l'UE, dont l'Autriche, la Bulgarie, Chypre, la République tchèque, le Danemark, la Finlande, l'Estonie, la Grèce, l'Italie, la Lettonie, la Lituanie, Malte, les Pays-Bas, la Pologne et la Roumanie, a lancé un appel commun à « sortir des sentiers battus » pour lutter contre la migration irrégulière vers l'Europe.
Ils écrivent notamment : « L'UE et ses États membres devraient renforcer leur contribution à des partenariats égaux, constructifs et larges avec des pays clés, en particulier le long des routes migratoires, en changeant notre objectif de la gestion de la migration irrégulière en Europe vers le soutien aux réfugiés ainsi qu'aux communautés d'accueil dans les régions d’origine ».
Les signataires appellent l'UE à explorer des solutions visant à "sauver les migrants en haute mer et à les amener vers un lieu sûr prédéterminé dans un pays partenaire en dehors de l'UE". Ils souhaitent également étudier « une coopération potentielle avec des pays tiers sur des mécanismes de centres de retour, vers lesquels les personnes faisant l'objet d'un retour pourraient être transférés en attendant leur éloignement définitif ».
Les 15 pays affirment qu'"il est important que les États membres aient la possibilité de transférer vers ces pays les demandeurs d'asile pour lesquels une alternative de pays tiers sûr est disponible", et demandent donc de revoir l'application du concept de "pays tiers sûrs" dans le droit d’asile de l’UE. À cet égard, ils souhaitent réévaluer les « critères de connexion » lors de la révision prévue du concept de pays tiers sûr en 2025.
Les signataires notent que "toutes les nouvelles mesures doivent être mises en œuvre dans le plein respect de nos obligations juridiques internationales, y compris le principe de non-refoulement, ainsi que de la Charte des droits fondamentaux de l'UE et du droit européen applicable".
La Commission a déclaré qu'elle analyserait attentivement la lettre, qu'elle a qualifiée de "complexe" et "exhaustive", et a souligné que l'accent serait mis dans les années à venir sur la mise en œuvre de la réforme convenue.
Pour plus d'informations, veuillez lire la lettre ici (en anglais uniquement).